| AMIGA ONE ET AMIGA OS 4.0 - LE PREMIER TEST ONLINE ! |
|
|
|
| Écrit par WoDK | |
| 28-09-2006 | |
|
Voici le premier test officielement online en français sur l'amiga os 4.0 réalisé par la brillante équipe de Boing Attitude Visiter le site de [b]Boing Attitude[/b] Voici donc une sauvegarde online de cet article : AmigaOS 4.0Après de nombreuses années d'attente, l'Amiga nouvelle génération est enfin disponible. Successeur des Amiga 1200 et 4000, l'AmigaOne, micro-ordinateur à base de processeur PowerPC, fonctionne aujourd'hui sous AmigaOS 4.0. Bien que ce dernier soit toujours en développement, il peut aujourd'hui se prévaloir d'offrir à l'utilisateur, depuis sa dernière version publique parue en Décembre dernier, un véritable système fiable, rapide et convivial. Vous avez bien lu, l'AmigaOS 4.0 est aujourd'hui vendu sur AmigaOne, que ce soit dans sa version XE, micro-C ou (bientôt) micro-I. Dans l'article qui suit, nous essaierons d'identifier ses points forts et ses lacunes afin de déterminer comment peut se positionner l'AmigaOS face aux autres systèmes d'exploitation...(article publié dans le e-zine Obligement en Décembre 2004, ré-écrit en partie depuis la 2ème mise à jour de l'AmigaOS 4.0 fin Décembre 2004). Un hardware plus récent. Bien que l'AmigaOS 4.0 semble également fonctionner sur les Amiga 1200 et 4000 équipés d'une carte accélératrice PowerPC, l'AmigaOne se présente actuellement comme le meilleur choix. Outre sa variété de modèles (XE, micro C, micro I - disponible début 2005), son architecture, plus récente et moins "monsieur bricolage", permet enfin de s'affranchir complètement de l'architecture propriétaire des Commodore Amiga, si puissante il y a quelques années mais terriblement dépassée aujourd'hui. Il permet également d'utiliser du matériel standard et (plus) récent: cartes graphiques, cartes son, cartes réseau, disques durs, graveurs, claviers, souris, etc sont autant de périphériques que vous pourrez trouver en grande surface, dans des enseignes spécialisées ou bien sûr chez nos revendeurs Amiga :o). Le micro-ordinateur AmigaOne se présente donc comme une évolution majeure de la gamme Amiga, que ce soit en terme de rapidité ou d'évolutivité. Malgré les cartes accélératrices PPC qui permettaient auparavant de pousser les Amiga jusqu'à une vitesse de 200-300 Mhz, les processeurs G3 et G4 permettent de gagner en vélocité et d'atteindre des vitesses allant de 600 Mhz à 933Mhz voire 1,1 Ghz (on parle même de 1,3/1,4 Ghz pour début 2005). Si on étudie le marché Intel/Windows, il est difficile de comparer, étant donné que les familles de processeurs sont différentes: on évalue aujourd'hui qu'un PPC de même fréquence d'horloge qu'un x86 développe une Mais il est vrai que la puissance seule du processeur n'est pas non plus suffisante pour évaluer la vitesse réelle d'un ordinateur... Outre le système d'exploitation (nous y reviendrons plus tard :o), les bus, co-processeurs et autres composants de la carte-mère ont tous une influence non négligeable sur les temps de réponse d'une machine. Prenons par exemple la mémoire vive (RAM), l'Amiga a refait son retard au niveau de la capacité de stockage (jusqu'à 2 Go): la plupart des machines "grand-public" MAC ou PC sont en effet aujourd'hui vendues avec 256 ou 512 Mo de mémoire et les machines "professionnelles" avec 1 Go ou plus. Cependant la vitesse d'accès à la mémoire est moindre sur Amiga: on utilise en effet de la SDRAM à 133Mhz alors que sur les PC ou Mac, la DDRAM permet au minimum de doubler la fréquence d'accès à la mémoire (266Mhz voire 400Mhz). Difficile de mesurer l'impact réel sur l'utilisation quotidienne de la machine mais il est possible que certains types d'utilisation soient ainsi limités (montage vidéo par exemple). Concernant la gestion des unités comme le disque dur, l'Amiga s'en sort bien en gérant des capacités de plusieurs Go tout comme sur le marché MAC/PC où les configs "grand public" comprennent en général des disques durs allant de 120 Go à 250 Go. L'accès est également rapide grâce aux contrôleurs disque ATA100 voire ATA133. L'AmigaOne dispose également, selon L'AmigaOne n'est donc pas conçu avec tout le matériel dernier cri disponible aujourd'hui. Il est encore en retard sur certains points, notamment en ce qui concerne la vitesse brute (processeur, bus mémoire) mais c'est néanmoins un -pas de géant- si l'on se réfère aux viellissants Amiga1200 et Amiga4000. De plus, son prix n'est pas, contrairement à ce qui a été dit, prohibitif vu le nombre d'unités produites. Rappelez-vous que l'Amiga500 coutait près de 1300 euros à sa sortie en 1987. Le prix d'un AmigaOne XE G4 varie entre 1200 et 1500 euros TTC. Celui d'un microAone-C est aux alentours de 900 euros. Si on compare le XE à un PowerMac G4, le prix est sensiblement le même voire inférieur. Par contre, acheter un PC est toujours moins cher aujourd'hui (qui s'en étonnera?) avec des prix allant de 800 à 1100 euros TTC pour une configuration équivalente mais le nombre d'unités vendues n'est pas le même :o). L'Amiga redevient donc peu à peu attrayant au niveau du matériel. Reste à savoir ce que devient l'AmigaOS... Les périphériques. Nous l'avons vu, l'architecture de l'AmigaOne permet en théorie d'utiliser de nombreux périphériques récents. Mais en pratique, que gère-t-il réellement pour l'instant? Pouvoir brancher un périphérique, c'est bien, l'utiliser, c'est quand même mieux :o). Les pilotes ou "drivers" sont des programmes "bas-niveau" qui permettent au système d'exploitation de communiquer avec les périphériques (claviers, scanners, imprimantes, etc). Le nombre de pilotes disponibles pour un ordinateur est donc très important: plus les drivers supportés sont nombreux, plus attirante est la plate-forme car elle permettra à l'utilisateur d'utiliser au maximum le matériel dont il dispose avant d'acheter la machine. De plus, il pourra acheter du nouveau matériel sans craindre que celui-ci ne fonctionne pas. Les pilotes permettent également d'optimiser l'utilisation de périphériques. Par exemple, un pilote pour une imprimante HP permettra d'utiliser au mieux ses capacités, beaucoup mieux qu'un pilote générique. L'un des points forts de systèmes comme Windows ou même MAC est que les constructeurs de périphériques livrent souvent eux-mêmes les pilotes adéquats. Vu la taille du marché représenté par ces micro-ordinateurs populaires, il est dans leur intérêt de passer du temps, donc de dépenser de l'argent, pour faciliter au maximum l'utilisation de leurs matériels sous ces systèmes d'exploitation. Le résultat est sans appel: Windows dispose toujours des pilotes les plus récents de la quasi-totalité des périphériques disponibles. Il est ainsi difficile de rivaliser pour un petit marché comme l'Amiga : difficile de convaincre un constructeur de dépenser de l'argent pour un nombre "négligeable", selon eux, d'utilisateurs. Au mieux, ils font des drivers open-sources, plus faciles à porter sur les systèmes alternatifs. Au pire, ils conservent secrêtement leurs programmes et demandent des sommes prohibitives pour y avoir accès. C'est donc avec ces contraintes non négligeables qu'a du composer l'équipe de développement de l'AmigaOS 4.0. Heureusement, beaucoup de pilotes avaient déjà été créés sous Linux, ce qui facilite grandemement la création de tels pilotes sur Amiga. Les périphériques classiques comme les écrans, les claviers et souris PS/2 fonctionnent bien sûr sans problème. Les cartes graphiques supportées (Voodoo 3/4 et ATI Radeon 7xxx/9xxx) permettent des résolutions allant de 640x480 à 1280x1024 points. Les pilotes 2D de ces cartes sont donc fonctionnels. La gestion 2D sera d'ailleurs étendue à de nombreuses autres cartes (dont les Matrox) dans la version finale grâce aux drivers SNAP de SciTech (en cours d'intégration). Les pilotes 3D ne sont pas aujourd'hui disponibles: les pilotes 3D des cartes Voodoo et Radeon (7xxx) sont actuellement dans les mains des beta-testeurs et seront intégrés dans la version finale. Les pilotes 3D 9xxx devraient normalement être disponibles (au moins pour la série 9200) mais rien n'a été testé pour le moment. Côté son, AHI permet d'utiliser de nombreuses cartes dont les très répandues SoundBlaster. Le contrôleur de disque interne VIA permet d'utiliser les disques durs IDE selon le mode PIO ou même l'UDMA, beaucoup plus rapide et moins consommateur de ressources. L'UDMA est aujourd'hui correctement géré sur micro-Aone & XE et permet d'atteindre, selon l'auteur (Stéphane Guillard), la vitesse maximale de 40 à 50 Mo/s pour quelques % L'AmigaOS 4.0, malgré son jeune âge (sorti officiellement en Avril 2004), gère déjà beaucoup de périphériques. Vous pouvez trouver une liste plus détaillée sur l'excellent site anglophone IntuitionBase, véritable bible de l'AmigaOne/AmigaOS 4.0. N'oubliez pas que la version finale complètera encore cette liste, surtout en périphériques USB (plus d'informations sur le site officiel). Le Démarrage. L'AmigaOne utilise le firmware U-Boot 1.1.1, une sorte de BIOS PC en plus complet. Basé sur le projet open-source du même nom (U-boot), l'équipe de développement de l'AmigaOS 4.0 l'a notablement amélioré. U-boot est utilisable à partir de commandes en ligne (plus d'une trentaine) et d'un menu en mode graphique, qui permet d'effectuer les actions les plus courantes (choix de l'unité de boot, contrôle état périphériques, etc). Ce firmware permet, après l'initialisation du matériel, de lancer le démarrage du système d'exploitation (qui peut être Linux ou AmigaOS 4.0): il détecte l'unité de boot (disque dur en général), lit son RDB pour y trouver le SLB (Second Level Booter) qui va scruter les différentes partitions afin de lancer celle d'amorçage. Les modules du KickStart, le noyau puis la startup-sequence sont alors lancés. On peut même accéder lors du boot à la early-startup, comme au bon vieux temps... Le Workbench apparaît en général après une vingtaine de secondes et moins de 10 secondes après un reboot, ce qui le place favorablement face à des systèmes comme Linux. Concernant Windows, les temps de boot sont plutôt variés (en général de 20 à 50 secondes). L'Amiga s'en sort donc plutôt honorablement. Cependant, Windows fait la différence avec un "mode veille" qui permet de "réveiller" l'ordinateur en moins de 5 secondes! Le système. L'AmigaOS 4.0 est le résultat de plus de 3 ans d'efforts: l'équipe de développement, qui compte environ 30 personnes, nous offre sans doute ce qui est l'une des mises à jour les plus importantes, en tout cas la plus attendue de l'histoire mouvementée de l'Amiga. Outre le portage du système en code PPC, ils ont su retirer les nombreuses dépendances matérielles pour en faire un système plus ouvert et plus portable. L'AmigaOS 4.0 "pèse" aujourd'hui moins de 50 Mo et est donc toujours beaucoup plus compact que ses principaux concurrents que sont Windows, MacOs ou même Linux. L'altivec est même supporté au niveau du noyau et permet donc au système de commencer à profiter des qualités du G4. ExecSG apporte plusieurs améliorations notables: outre son HAL, le support de multiples processeurs (SMP), le multi-threading, la virtualisation de la mémoire sont quelques-unes des fonctionnalités qui sont (ou seront) disponibles. Sitôt le Workbench affiché, l'utilisateur retrouve un système familier: l'AmigaOS. A n'en pas douter, l'équipe de développement a veillé à ne pas dénaturer le Workbench de façon à ce qu'il soit immédiatement identifié comme un Amiga. Le plan de travail a cependant bien évolué visuellement. Le plus frappant est sans doute le thème par défaut qui passe d'un mélange hasardeux gris foncé/bleu à un joli bleu sur fond blanc, tout en ajoutant quelques L'ergonomie du système a elle aussi été perfectionnée. Beaucoup de fonctionnalités apportées autrefois par des logiciels tiers ont été intégrées au système, ce qui limite le recours trop systématique aux patchs divers et variés. Par exemple, on peut maintenant figer les menus ; on n'est plus obligé de maintenir le bouton droit pour aller sélectionner une option. Les menus peuvent être appelés de n'importe où, quelque soit la position du pointeur de souris. On peut également rendre les menus transparents, effet garanti :o). Les raccourcis-clavier ont été repensés et sont bien plus intuitifs ([Amiga]+[A] pour sélectionner le contenu d'une fenêtre, [Amiga]+[Z] pour annuler la sélection par exemple). On peut toujours sélectionner une icône en tapant au clavier sa première lettre mais maintenant, elle clignote brièvement (fréquence paramétrable) pour mieux l'identifier. Les fenêtres ASL qui permettent de naviguer dans l'architecture fichier du système conservent leur menu contextuel permettant de renommer, supprimer, etc un fichier ou de choisir un ordre de tri, le tout étant bien sûr activable par des raccourcis-clavier, les mêmes que sous le Workbench, bien sûr :o). Malgré la taille importante des résolutions, il peut être utile de se "débarrasser" d'une fenêtre sans toutefois la fermer: il est maintenant possible de la faire sortir en la faisant simplement glisser hors Outre l'ergonomie, la réactivité était aussi l'un des points forts de l'AmigaOS. Cependant, les années passant et le système n'évoluant pas ou peu, elle avait quelque peu perdu de sa superbe... Mais, la nouvelle version du système est tout simplement bluffante. Tout est ultra-rapide voire le plus souvent immédiat :o). Par exemple, l'affichage de la partition système "AmigaOS" sur le Workbench qui prenait 5 à 6 secondes sur mon Amiga1200 68030 OS3.9, est maintenant instantané sur mon AOne (à taille équivalente bien sûr ;o). Ca vous donne une idée du gain de réactivité :o). La gestion des fenêtres sous le Workbench est tout simplement ultra-rapide: ouverture, fermeture, affichage du contenu, tri du contenu, déplacement, redimensionnement, tout fonctionne avec souplesse et fluïdité. Le déplacement ou redimensionnement d'une fenêtre se fait réellement: on voit évoluer la position ou la taille de la fenêtre immédiatement sans avoir besoin de relâcher le bouton de la souris comme avant. Seul petit bémol quand même, sur les fenêtres d'applications contenant des gadgets (boutons, zones, etc), on a un clignotement significatif lors d'un redimensionnement... C'est vraiment la seule faiblesse que j'ai décelé pour l'instant :o). Un autre exemple du gain substantiel de performance sur la réactualisation graphique est le raffraichissement de la barre AmiDock: L'architecture de la partition système a légèrement évolué mais on retrouve tous ces répertoires qui ont fait et font l'Amiga: les répertoires C, Devs, L, S, Classes, Tools et les autres sont toujours là, bien sûr. On notera quand même l'apparition de quelques nouveaux répertoires: Kickstart, Internet et MUI. Le répertoire Kickstart contient ce qui était auparavant en ROM, ce qu'on appelle les modules de kickstart, en fait les bibilothèques de base, comme par exemple ExecSG ou DOS, nécessaires au démarrage du système. il devient donc aisé de faire évoluer le kickstart: alors qu'avant, il Abordons enfin le paramétrage du système, symbolisé par les célèbres "Préférences" dont le nombre à augmenté. Il y a maintenant 26 préférences disponibles! Elles ont quasiment toutes été reliftées avec Reaction, ce qui leur donne un aspect très homogène et cohérent. Certaines affichent également des bulles d'aide sur certaines zones. Après avoir comparé une à une toutes les préférences de l'amigaOS 3.9 avec celles de la version 4.0, il semble bien qu'elles aient pratiquement toutes été améliorées, voire fusionnées pour certaines comme "IControl" qui a été intégrée dans la nouvelle préférence "GUI", sans doute celle que vous utiliserez le plus. Elle permet comme son nom l'indique de régler les paramètres de l'interface. Quand je dis "les paramètres", je devrais dire "tous les paramètres" car vous pouvez absolument tout régler: Outils. L'AmigaOS 4.0 est bien sûr livré avec son lot d'outils qui permet de le gérer au mieux, jour après jour. On retrouve les classiques "System", "Tools" et "Utilities". Concernant les outils du système, on trouve là aussi de nouveaux programmes bien utiles. Commençons par "FormatCDRW" qui permet de formater les CDRWs et de les utiliser comme de vulgaires disquettes :o). Toutes les opérations classiques sont disponibles: renommage, copie, suppression, etc. Le système FFS2 est utilisé, ce qui veut dire que les CDs sont utilisables d'un AmigaOS 4.0 à un autre. Par contre, le CD n'est pas lisible sous les autres systèmes, sauf si ils gèrent le FFS2. Très pratique pour passer des données d'un AmigaOne à un autre, même si pour l'instant, lors d'opérations entre le disque et le CDRW, le système ralentit notablement. Là encore, l'utilisation de la DMA semble, d'après l'équipe de développement de l'AmigaOS 4.0, résoudre ces problèmes. On y trouve GrimReaper que je nomme affectueusement le "maitriseur de plantes": c'est en effet lui qui apparaît lorsqu'un plantage va survenir: il permet la plupart du temps de ciconscrire les effets indésirables de cette erreur d'exécution. Un petit mot sur l'AREXX qui est toujours là mais qui n'a pas connu d'améliorations, faute de posséder les droits. IBM a récemment annoncé que REXX allait devenir "open-source": c'est peut-être l'espoir de voir AREXX reprendre son évolution... Le shell a également été amélioré avec enfin la complétion automatique sur les noms de fichiers. Terminons par deux programmes, "USBStart" et "USBStop" qui permettent respectivement d'activer et de désactiver la pile USB. Parmi les "Tools", on trouve également quelques nouveaux programmes bien pratiques comme USBInspector qui référence toutes les unités USB reconnues tout en indiquant des informations concernant chaque unité. On y recense Développement. Le SDK livré avec l'AmigaOS 4.0 permet de programmer en C, C++ voire assembleur: les compilateurs GCC 3.4.2 et VBCC 0.8 sont livrés. Gdb, l'outil permettant de déboguer au niveau de sources, est également présent. Couplé à GrimReaper, il permet au développeur, lorsqu'un programme plante, de voir la ligne du source en erreur: appréciable :o). Il permet aussi à l'utilisateur d'indiquer en cas de crash au codeur plusieurs infos comme par exemple, le nom du module qui a déclenché l'erreur, ce qui facilite le beta-testing. Des contributions intéressantes comme les bibliothèques LIBSDl et STLPort ont également été intégrées. Le SDK contient également des documentations concernant le système, les autodocs mises à jour et quelques exemples de programmation, trop rares cependant à mon goût. Heureusement, les précédents SDKs apportent toujours beaucoup d'aide et d'exemples. Pensez également à parcourir les news-groups de Google ou le site Guru-Meditation, un site de développement francophone 100% Amiga. Il n'existe pas pour l'instant d'environnement de programmation digne de ce nom: j'utilise personnellement NotePad et un Shell, on ne peut pas faire plus minimaliste :o). Il existe cependant GoldEd qui fonctionne très bien en émulation et qui apporte un confort appréciable. Il n'existe pas pour l'instant d'outils plus sophistiqués comme un générateur d'interface ou un IDE. Ceux qui développaient déjà sous AmigaOS ne seront pas dépaysés: on retrouve la plupart des bibliothèques de fonction habituelles ("Dos", "Exec", etc). Le son est géré via l'API "AHI" et les graphismes via les API "graphics" et "picasso96". L'utilisation de ces libraries a cependant évolué puisqu'on passe maintenant par des interfaces pour pouvoir utiliser leurs fonctions. Quelques autres nouveautés sont quand même présentes. la bibliothèque "application" permet de gérer les intéractions entre les programmes en cours d'exécution. Déclarer un programme au L'AmigaOS 4.0, malgré quelques avancées, est toujours à la traine en ce qui concerne les environnements de développement et c'est un gros désavantage par rapport à des plate-formes comme Windows ou MacOS où l'on trouve ce genre de programmes à foison. Peut-être verra-t-on une nouvelle version de StormC mais pour l'instant, rien n'est moins sûr. Il reste quand même l'énorme fun à développer sur Amiga, bien sûr :o). Logiciels. De plus en plus de logiciels natifs sont disponibles sous AmigaOS 4.0, le site OS4Depot en recense déjà 223, qui sont freewares. Bien sûr, cela va du petit outil qu'on utilise à partir d'un shell à des applications plus complexes comme le jeu PowerManga, SnoopDOS ou UAE. Depuis quelques semaines, le premier logiciel commercial est même disponible: il s'agit de Audio Evolution, qui permet de concevoir, mixer ou éditer des effets sonores. Mais, comparativement aux systèmes concurrents comme Windows, MacOS ou même Linux, l'AmigaOS dispose de beaucoup moins de programmes, quelque soit le domaine et surtout de moins de professionnels de l'édition. Mais ils ne sont pas tous partis et il reste des sociétés, groupes ou individus talentueux qui travaillent toujours: découvrons leurs principaux logiciels disponibles aujourd'hui. Dans le domaine de l'image, de nombreux programmes sont déjà disponibles: on trouve quelques bons viewers comme PicShow (natif), Visio (natif) ou le toujours plus rapide Multiview (natif). Côté dessin 2D, peu de programmes à se mettre sous la dent: PersonalPaint 7.1 (émulé) est heureusement là; un portage est d'ailleurs en cours. La retouche d'images est pour l'instant limitée à des programmes émulés (Photogenics 5) mais deux logiciels natifs seront normalement Dans le domaine du son, de nombreux programmes sont déjà disponibles. SongPlayer 1.62 (émulé) et TKPlayer 1.3 (émulé) permettent de jouer de nombreux de musiques: mp3, aiff, iff, wav, etc. Amplifier 2.21 (émulé) et AmigaAmp 2.12 (émulé) permettent de jouer du mp3. ProPlayer 1.3 (natif) permet de jouer les modules Protracker et Soundtracker. Aminet Radio (émulé) permet lui d'écouter des radios émises sur internet. Nous l'avons vu, Audio Evolution, premier logiciel commercial de l'AmigaOS 4.0, permet de créer/mixer des sons. Sample Manager 1.3 (émulé) permet enfin de charger, jouer et convertir des sons dans les formats les plus usités. Vous pouvez bien sûr écouter des CDs via PlayCD ou tout simplement par le Workbench: le datatype "aiff" a en effet fait son apparition. Il permet donc de jouer directement un CD musical sans passer par un outil supplémentaire. Le domaine bureautique est sans doute l'un des moins fourni en applications natives. On trouve cependant l'éditeur Notepad 50.19, plutôt efficace, livré avec le système. Bien sûr, la plupart des éditeurs de texte 68K de l'Amiga, dont le fameux GoldEd, fonctionnent correctement en émulation. Les traitements de texte Wordworth 7, Amiga Writer 2.2 et Final Writer, tous émulés, permettent de satisfaire pas mal de besoins en matière de documentation: rédaction de mémoires, CVs, cartes de visites, etc; tout cela est possible. OpenOffice ou Abiword, deux softs du monde Linux, pourraient être portés L'internet, domaine important s'il en est, est plutôt bien supporté. L'accès à Internet et aux réseaux est assuré par l'excellent Roadshow, la pile TCP/IP intégré au système. La mise en réseau est également facilitée grâce au logiciel Samba 2.0.7 (émulé). La navigation sur internet est sans doute le gros point faible de l'Amiga. Trois navigateurs ont survécu à l'avénement de la nouvelle génération: IBrowse, AWeb et Voyager. IBrowse 2.3 (émulé) fonctionne plutôt bien et permet la gestion de site sécurisé grâce à AmiSSL (émulé). AWeb, devenu "open-source", évolue également bien et est devenu natif depuis peu. Voyager (émulé) fonctionne quant à lui beaucoup moins bien. Malgré tout, ces navigateurs ont pas mal de retard... Ils ne gèrent pas le CSS, le flash, Java et plus ou moins bien le javascript. C'est pourquoi, beaucoup attendent avec impatience Amizilla, le portage Amiga de Mozilla, qui a d'ailleurs connu sa première release récemment, sans toutefois être pour l'instant utilisable. Et on se repose à nouveau la question: vaut-il mieux un "monstre" ou un logiciel optimisé 100% Amiga? Il existe cependant Swfplayer, un logiciel natif, qui permet la visualisation de fichiers flash. L'auteur travaille d'ailleurs actuellement sur une bibliothèque flash, qui pourrait ainsi être utilisée par nos navigateurs. La gestion des courriers électroniques est possible grâce à deux logiciels natifs: le légendaire YAM 2.4 et le nouveau Simple Mail 0.21. Les transferts FTP sont également possibles grâce à Simple FTP, AmitradeCenter ou AmiFTP, tous émulés. Le tchat en ligne est rendu possible grâce à Jabberwocky (émulé), WookieChat, un client IRC natif, ou bien d'autres encore. Le domaine du jeu n'est pas délaissé. Hyperion Entertainment vient même d'offrir à ceux qui avaient acheté Freespace, l'épisode "The Great War", portage du jeu sous AmigaOS 4.0 (rendu logiciel pour l'instant). Belle initiative. On recense déjà plus de 30 jeux natifs dont de nombreux ports SDL. Xrick, un clône de Rick Dangerous, est Bilan L'Amiga nouvelle génération a encore, malgré sa nouvelle génération, de grosses lacunes. En effet, son manque de puissance brut (processeur, bus mémoire, etc), son manque de pilotes (USB) et son retard concernant certains logiciels-clé (navigateur, suite bureautique, etc). Il est clair qu'il ne faut pas espérer convaincre d'utilisateurs de Windows si ils ne peuvent pas au moins lire leurs documents Word, Excel ou Powerpoint. Cependant, l'Amiga a refait une partie de son retard et possède de nombreux atouts par rapport aux autres systèmes: Réactivité, ergonomie et surtout fun en sont quelques exemples. N'oublions pas que la version actuelle n'est pas la finale, ce qui laisse augurer de nombreuses améliorations (émulateur JIT, émulation Warp3D, SNAP, etc). Après tant d'années de galères, 2004 restera dans l'histoire comme la plus importante depuis le dépôt de bilan de Commodore en 1994. Depuis Avril 2004, les fans peuvent enfin profiter de la nouvelle génération d'Amiga. La communauté retrouve le sourire et l'espoir. Mais, pour que cet espoir se transforme en renouveau durant 2005, la base d'utilisateurs actifs doit massivement migrer vers la nouvelle génération. Aujourd'hui, on compte déjà près de 2000 utlisateurs. C'est bien mais ce n'est pas suffisant pour réellement relancer la machine. Il est tout à fait clair que l'AmigaOS 4.0/AmigaOne est destiné à ceux qui ont un jour utilisé l'Amiga. Je pense d'ailleurs sincèrement qu'ils ne regretteront pas leur achat. Il n'est nullement question d'aller concurrencer Windows ou même MacOS mais simplement, pour l'instant, de reconstruire une base minimale d'utilisateurs fidèles. 20000 amigaonïstes fin 2005 serait un premier pas prometteur. Depuis quelques mois, je ressens au travers de questions, demandes de démos, un véritable engouement pour l'AmigaOne et notamment le modèle micro. A nous de montrer fièrement notre nouvel Amiga, de l'exposer afin de convaincre toujours plus d'indécis... Merci à Daff pour sa patience, à Nicolas "Niffo" Gressard pour tous ses conseils, qu'ils soient "hardware" ou autres, à la ML AmigaOne francophone et aux membres d'Amigaworld.net pour leurs informations précieuses et à Stéphane Guillard (équipe de développement de l'AmigaOS 4.0) pour ses précisions. AmigaOS © est une marque déposée par KMOS Inc |
|
There are no comments yet - feel free to add one using the form below... |


















